CLEM PELTIER
DERRIERE LA TOILE
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Le templier, 89x55 cm, Huile sur toile
Photo: Philippe Vernaeve
‘Mystique et Anarchie’ mélange le sang et le feu

L’histoire de l’or du Rhin dérobé. L’anneau des Niebelungen avec ses dieux, mythes, histoires d’amour, libido, sentiments de culpabilité et finalement l’auto-destruction (Le Crépuscule des Dieux). C’est le fatum, le destin, auquel nul ne peut échapper.

Le monde idéal de Clem Peltier est une anarchie. Il entend par cela un monde où les besoins physiques et psychiques de chacun sont satisfaits. Le message anarchique en est un de liberté, compassion et tolérance.

Qu’est-ce que Jacob van Maerlant (13ième siècle) et Pierre Joseph Proudhon (19ième siècle) ont en commun? Une vision utopique du monde: un monde sans aggressivité, fait d’altruisme, de libre pensée, un ordre libre mais harmonieux. L’intégration équilibrée d’opinions individuelles et de modèles de penser sociaux. L’opposé du chaos.

L’oeuvre plastique de Clem Peltier se fait en ataraxia, comme pense un anarchiste, sans peur, en lévitation vers ‘le beau’. Ses rêves et son inspiration sont autant de vecteurs de son art. Les textes de mystiques et d’anarchistes en sont le point de départ, le moteur.

C’est un clin d’oeil au schéma narratif des maîtres Flamands. Des peintres - Jérôme Bosch, Pierre Breughel, Adrien Brouwer, aussi bien que des écrivains - Gerard Walschap, Felix Timmermans, Albert Schrever, et bien sûr la musique de Richard Wagner. Le résultat est un storyboard, fait d’histoires synthétiques et de sentiments intimes.

http://www.agenda.be, Septembre 2008
Walkyrie, 70x90 cm, Huile sur toile
Photo: Philippe Vernaeve
Il y a quelque chose d’étrange dans la personnalité de Clem Peltier. Né à Auderghem en 1942, donc sous un ciel bas et dans une période plutôt noire, ce peintre est arrivé aux cimaises en 1969 à Sint-Pieters-Leeuw et dès ce moment et sans interruption il n’a cessé de chanter la lumière. Véritable adorateur du soleil et des chevaux (ce qui va de pair dans la mythologie), il aime les couleurs tendres, discrètes, nourries d’un éclat intérieur même s’il leur ménage parfois de brutales rencontres avec l’un ou l’autre coloris sonore. Sur papier, sur toile, sur panneau, à l’huile ou à la tempera, les personnages à demi estompés racontent une histoire de tendresse tandis que des hordes de cavaliers passent dans un grand mouvement de masse. Des silhouettes de villes se mélangent à des évocations de bateaux qui parlent de voyage là où les frontières n’existent ni dans le temps ni dans la géographie. Le peintre a touché parfois les limites de la non-couleur mais il a toujours été à même de suggérer la présence physique, et souvent sensuelle, d’un couple ou d’une femme. Souvent située à la limite de la figuration, travaillée aussi dans le ton sur ton, la peinture de Clem Peltier évoque, suggère et finalement raconte l’aventure de l’homme, de ses dieux, de ses doutes.

Anita Nardon, Art Partners, 2004
 
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